Dernière mise à jour : janvier 2008

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Faculté de Théologie de l'Institut Catholique de Paris

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Réactions et perspectives, à la lumière de la situation œcuménique en Ukraine

7 (2008 / 1) : 78 - 88.

  Antoine Arjakovsky
Docteur en histoire de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Directeur de l’Institut d’Etudes Oecuméniques de l’Université Catholique d’Ukraine

Permettez-moi de remercier chaleureusement les organisateurs de ce colloque, et en particulier Mgr Philippe Brizard et le père Yves-Marie Blanchard, de m’avoir proposé de réagir aux résultats de la Commission mixte française à la lumière de l’expérience œcuménique de l’Ukraine.

Très brièvement je vous propose dans un premier temps de vous dire tout le bien que je pense des conclusions de ce document ‘Éléments pour une éthique du dialogue catholique-orthodoxe’. Je présenterai pour ce faire l’Institut d’Études œcuméniques de Lviv comme un lieu qui cherche à appliquer les recommandations de cette commission. Nous avons ainsi eu le plaisir de recevoir à Lviv le professeur Michel Stavrou pour nous exposer les résultats de cette commission mixte.

Dans un second temps, toujours à la lumière de l’expérience de la situation œcuménique ukrainienne, je suggérerais les raisons pour lesquelles, toujours selon l’expérience œcuménique ukrainienne, la meilleure voie de continuation de cette commission mixte française pourrait consister en une réflexion nouvelle sur la question de l’Église et de l’hospitalité eucharistique mutuelle entre catholiques et orthodoxes.

A/ Expérience de l’IEOE et de la Société académique chrétienne en Ukraine

L’Institut d’Études Œcuméniques près l’Université Catholique d’Ukraine a été créé en juin 2005 avec le soutien de l’Œuvre d’Orient. Cette création fait suite à la visite en juin 2004 de Mgr Philippe Brizard et Michel de Soye qui à l’invitation du cardinal Lubomyr Husar sont venus participer à un colloque sur les martyrs du XXe siècle que l’UCU organisait en partenariat avec l’Aide à l’Église en Détresse. [1]

Dès l’origine donc notre travail de rapprochement entre les chrétiens a été envisagé dans un des lieux qui ont connu le plus de martyrs au XXe siècle. Tourné vers les martyrs du XXe siècle, toutes confessions confondues, notre souci est d’actualiser l’œcuménisme de la vie, l’unité profonde qui existe entre les chrétiens, au Goulag comme dans les mille occasions de la vie quotidienne. Afin d’actualiser cette nécessaire conversion à l’œcuménisme de la vie, nous avons choisi comme thème de notre premier colloque celui de ‘l’Amitié comme valeur œcuménique.’ [2] Et nous avons eu le plaisir de recevoir des contributions non seulement de Mgr Philippe Brizard mais également des membres de notre comité d’honneur à savoir Mgr Pierre d’Ornellas, recteur de l’École Cathédrale de Paris, Mgr Anthony Scharba, recteur du complexe éducatif orthodoxe de South Bound Brook aux EU, Mgr Lubomyr Husar, grand chancellier de l’Université Catholique d’Ukraine et le pasteur Konrad Raiser, professeur à l’université de Harvard.

Comme vous le savez, la commission mixte française n’a pas seulement avalisé les décisions de Balamand mais a donné trois recommandations éthiques principales :

  • L’honnêteté scientifique qui consiste à la soumission commune à la vérité ;
  • la relecture commune du passé qui peut conduire à un travail de repentir et de conversion mutuels ;
  • et le respect de codes de conduite en matière de conversion d’une confession à l’autre qui doit s’accompagner de la réalisation dès maintenant en chaque Église de tout ce qui est homogène à l’unité. Cette honnêteté scientifique, que souhaite la commission mixte, nous l’avons posée comme principe de la Société Académique Chrétienne en Ukraine que nous avons créée l’an dernier avec des universitaires des trois juridictions orthodoxes et des deux institutions universitaires catholiques en Ukraine (l’Institut Saint-Thomas d’Aquin et l’Université Catholique). Cette Société s’est déjà réunie plusieurs fois et se veut l’héritière à la fois du Kyivian Study Group et du Groupe des Dombes. Nous avons eu le plaisir à ce titre de recevoir à la fois le père Onuferko, directeur de l’Institut Sheptytsky d’Ottawa et le père René Beaupère, directeur du Centre Saint-Irénée de Lyon. Parmi les membres de notre Société on trouve, à titre d’exemples, des universitaires comme Konstantin Sigov, professeur à l’Académie Mohyla, directeur des éditions Duh i Litera, et membre du patriarcat de Moscou, mais aussi le père Borys Gudziak, docteur en Histoire, prêtre grec-catholique et recteur de l’Université Catholique d’Ukraine.

La relecture commune de l’histoire, la soumission commune à la vérité et le travail de repentir, nous les avons expérimentées dans la réalisation en avril 2006 d’un film documentaire sur le pseudo-synode de Lviv de mars 1946. Malgré les positions diamétralement opposées de nos Églises, les membres de notre Société se sont accordés sur un récit commun des événements. Lors de la première diffusion du film dans notre Société, les membres orthodoxes ont demandé une minute de silence en signe de repentir. De la sorte le film a pu être diffusé trois fois à la télévision ukrainienne et des versions française, russe et anglaise sont actuellement en voie de distribution. Aujourd’hui sous souhaitons travailler sur la question des Églises de Kiev entre les XIIIe et XVIIe siècles.

Si les règles de conduite ecclésiales ne dépendent pas de notre groupe de recherche [3], il est en même temps bien clair que les membres de notre Société partagent les conclusions du document de Balamand, reconnaissent un droit d’existence à l’Église grecque-catholique et condamnent toute forme de prosélytisme.

Mais la condamnation du prosélytisme n’est pas comprise comme un refus de l’action missionnaire et éducative. C’est la raison pour laquelle nous avons entrepris un ambitieux programme d’enseignement des sciences œcuméniques à l’université d’État de Lviv et bientôt de Kiev, Kharkov et Odessa. Nous venons d’organiser un colloque sur le père Alexandre Eltchaninoff, un prêtre orthodoxe né en Ukraine et décédé à Paris, ami de saint François d’Assise tout comme de saint Séraphin de Sarov. Nous prévoyons également comme action commune ‘homogène à l’unité’ des films sur tout ce qui nous réunit : la sainteté, l’action sociale auprès des plus démunis, etc…

B/ De l’éthique à l’amour

Permettez-moi désormais de suggérer, ou plutôt de rappeler dans la continuation de Mgr Elias Zoghby [4] ou du cardinal Lubomyr Husar [5], quel pourrait être le pas de plus que pourraient promouvoir les Églises orientales unies à Rome dans le dialogue œcuménique. Je veux parler du passage de l’éthique à l’amour, de l’observation de nos divisions au souci de leur dépassement dans le Christ et l’invocation de l’Esprit Saint. Je veux parler encore plus précisément du désir des membres catholiques et orthodoxes de la Société Académique Chrétienne en Ukraine de communier au même calice, comme cela a été exprimé par plusieurs personnes lors de l’inauguration de l’Institut d’Études Œcuméniques en juin 2005. Le pape Benoît XVI a rappelé dans sa première encyclique le fondement de tout mouvement œcuménique à savoir que Dieu est amour. [6] Inversement le patriarche Bartholomée de Constantinople dans son livre d’entretiens avec Olivier Clément, La vérité vous rendra libre, a rappelé que l’infinie miséricorde de Dieu est la source de notre ferme espérance de vivre dans l’unité. [7]

Il y a en Ukraine des centaines de milliers de foyers mixtes qui vivent régulièrement cette hospitalité eucharistique mutuelle. Vous savez sans doute qu’un certain nombre de commissions œcuméniques ont également reçu l’accord de leurs évêques pour participer aux célébrations eucharistiques de l’autre confession en dialogue comme dans le cas du groupe des Dombes.

La question de l’inter-communion est une question complexe que je ne peux développer ici dans toute son amplitude. Il faut notamment rapprocher cette question de la nature eucharistique de l’Église et du document récemment adopté à Porto Alegre : Called to be the One Church. [8]

Cependant je souhaite rappeler très sommairement les trois raisons principales qui empêchent cette inter-communion entre catholiques orthodoxes et y répondre brièvement.

Le premier argument est que la participation aux sacrements d’une autre Église représente une trahison grave et qu’elle n’a jamais été acceptée par aucune Église depuis 1054. On rappelle également que le sacrement de communion eucharistique n’est possible que quand toutes les différences théologiques seront résolues. Enfin on explique que même si les deux premiers arguments étaient faux, dans tous les cas une inter-communion serait impossible car on ne peut concevoir que des communautés hostiles à l’inter-communion puissent accepter de tels actes, des raskols auraient nécessairement lieu.

Je souhaite profiter de cette occasion qui m’est généreusement offerte pour rappeler trois arguments en faveur de cette hospitalité eucharistique entre catholiques et orthodoxes :

Premièrement elle a déjà eu lieu et été bénie par l’Église en dépit des divisions confessionnelles comme le montre la pratique de l’Église orthodoxe russe dans les années 1970-80. Par ailleurs vous savez mieux que moi que l’histoire de l’Église a connu plusieurs cas de communions médiates. Ainsi les sièges d’Antioche et d’Alexandrie étaient-ils en communion avec Rome et Constantinople au XIIIe siècle tandis que ces deux derniers sièges ne l’étaient pas entre eux. L’Église de Kyiv est également un cas caractéristique puisque les cas de double communion des fidèles à l’église grecque catholique et à l’église orthodoxe sont attestés jusqu’en 1755 au moins. Plus près du nous, les cas d’inter-communion dans les camps de concentration en Sibérie nous rappellent que le sentiment eschatologique, la conscience de la fin permettent de vaincre toutes les barrières confessionnelles.

L’Église orthodoxe n’a jamais associé la communion eucharistique à la compréhension des dogmes de la théologie mais à la certitude de participer aux mystères de l’Église. C’est la raison pour laquelle dans la tradition orientale l’enfant peut communier dès qu’il a reçu le baptême et le sacrement de la chrismation. Aussi l’argument qui consiste à poser la communion eucharistique comme l’achèvement de la compréhension intellectuelle des mystères de la foi est-il insensé pour la tradition de l’Église. Comme John Erickson, le doyen de l’Institut Saint-Vladimir l’a rappelé à plusieurs reprises, l’eucharistie en ce monde est un avant-goût du Royaume et non sa pleine actualisation. L’important est de confesser le même symbole de foi, ce qui est possible aujourd’hui entre catholiques et orthodoxes. [9]

De son côté Olivier Clément professeur à Saint-Serge et membre de la commission mixte catholique-orthodoxe a proposé récemment dans l’Encyclopédie de l’Eucharistie que lorsque entre deux communautés des accords théologiques significatifs ont été signés, ces mêmes communautés puissent localement et avec la bénédiction de leurs évêques participer à une même liturgie eucharistique. Pour lui on devrait autoriser ‘une ouverture réciproque de communion pour que les problèmes non encore résolus puissent l’être désormais à la lumière de l’unique Eucharistie’. [10]

De plus il ajoute que, en invitant nos frères catholiques à participer à nos offices, à réciter le Notre Père, à invoquer le Père d’envoyer son Esprit Saint, etc… nous devenons ensemble en tout, sauf pour la communion. Mais alors n’y a-t-il pas un danger que nous objectivions l’instant de la communion ? Nous savons en effet tous que la transformation des saints dons est réalisée par l’ensemble de la célébration eucharistique. Et Olivier Clément s’interroge : ‘N’y aurait-il pas quelque chose d’hérétique à objectiver ainsi l’Eucharistie, une sorte de mariage qui resterait toujours blanc ?’ [11]

O. Clément conclut ainsi son article : « Si la communauté eucharistique signifie l’amour – chaque Église locale, aux premiers siècles était appelée agapè, caritas, – sachons que l’amour, par définition, ne nous appartient pas. Essayons, ensemble, de lui appartenir. »

Enfin, en ce qui concerne les séparations qu’entraîneraient l’acceptation d’inter-communion partielles, il me paraît urgent de nous défaire d’une vision conceptualiste de l’Église où les relations entre les hommes devraient être également homogènes partout et en tout temps. Il s’agit d’une vision hérétique de l’Église que la tradition orthodoxe n’a jamais acceptée. Le cas de l’acceptation par Polycarpe de Smyrne et le pape Anicet de célébrer Pâques à des dates différentes sans que cela constitue un schisme en est l’exemple le plus connu.

La tradition de l’Église nous enseigne au contraire que les Églises locales ne sont pas des parties d’un tout mais constituent le tout de l’Église lors de la célébration locale de l’eucharistie. Et la philosophie religieuse russe a sans cesse rappelé que ce n’est pas la connaissance qui définit la vérité mais la ‘sobornost’, la catholicité, la qualité des relations entre les hommes.

Enfin ces mêmes philosophes russes ont rappelé que les Pères de l’Église, et saint Basile en particulier qui refusait de rebaptiser les ariens repentis, n’ont jamais compris l’universalité de l’Église comme une chaîne. Lorsque le père Serge Boulgakov a proposé à ses frères anglicans l’inter-communion en 1933, il leur a demandé ceci : ‘Nous sommes en état de communion spirituelle, cela est admis par tous. Devrions-nous poser la question à toute la hiérarchie, à tout le peuple orthodoxe si ce fait est vrai ? Cela ne s’est jamais produit dans l’histoire.’ [12]

Je comprends également l’argument de la solidarité. Mais la participation à la mort et à la résurrection du Christ par la communion à son saint Corps et à son saint Sang ne peut représenter un outil de négociation. Et je ne crois pas pour ma part que franchir la frontière signifie ignorer les problèmes existants.

Je crois au contraire que si nous invoquions ensemble l’Esprit Saint, avec un esprit de repentir pour le spectacle affligeant de désunion que nous offrons au monde et pour lequel nous sommes responsables en personne, alors Il nous aidera à prendre conscience plus pleinement de notre unité fondamentale, ce qui nous permettra de résoudre dans l’amour et l’amitié nos incompréhensions ou nos erreurs.

Il me paraît important d’ajouter ici la proposition du professeur Petrowicz, doyen de la faculté de théologie de l’UCU et membre de notre Société, qui a été soutenue par le père Michael Plekon, prêtre de l’OCA et professeur d’université, lors de notre colloque inaugural : à savoir que puisse avoir lieu dans certains cas un office commun des dons présanctifiés. En effet cette liturgie, qui est un office de repentance par excellence, pourrait tout à fait être célébré en commun, car sur le plan institutionnel elle ne remet pas en cause l’appartenance des prêtres et des laïcs à leurs évêques puisque les dons sont consacrés respectivement dans chaque Église.

Conclusion

J’aimerais maintenant conclure sur le principal argument en faveur de cette inter-communion entre catholiques-orthodoxes en Ukraine : Le mouvement de déchristianisation sans précédent que connaît l’Ukraine depuis un siècle et qui s’amplifie aujourd’hui. Je ne vous donnerai que deux faits afin que vous puissiez mesurer que l’Ukraine est plus un pays de tradition chrétienne qu’un pays réellement christianisé. Comme l’a rapporté l’agence de presse RISU seulement 1% des habitants de Kiev (33 000 personnes répartis en 56 lieux de culte) ont assisté à l’office de la Nativité du Christ, principale fête chrétienne en janvier 2006. [13] À la télévision 1% des programmes fait référence directement au message chrétien.

Comme me l’a dit le cardinal Lubomyr Husar dans le livre d’entretiens qu’il a eu la générosité de m’accorder, ce qui caractérise les chrétiens ce n’est pas le respect des codes de conduite mais l’amour, celui qui croit tout et espère tout. De même pour le père Serge Boulgakov, dont les éditions Parole et Silence viennent de publier la première biographie en français, [14] les relations entre chrétiens de confession catholique et orthodoxe ne sont pas des pactes, des contrats, mais des actes de confiance et d’espérance, des sauts dans l’inconnu de l’amour.

L’expérience visible de l’amour que se portent les chrétiens n’est pas un bien dont ils disposent mais un don de Dieu et une responsabilité dont ils auront à répondre !


[1] Sang des martyrs, semence d’Église, Actes des colloques organisés à Paris et Lviv, numéro spécial de la revue de L’Église dans le Monde, AED, Paris, 2004, pp. 50-59.

[2] Friendship as an Ecumenical Value, Proceedings of the International Conference held on the Inauguration of the Institute of Ecumenical Studies, Lviv, UCU, 2006, 239 p.

[3] Cf « Réflexion interreligieuse sur la conversion : de la controverse à un code de conduite commun », réunion organisée à Velletri, Rome, du 12 au 16 mai 2006.

[4] En 1994, Mgr Elias Zoghby, évêque du diocèse grec-catholique de Baalbek (Liban) publie une profession de foi reconnaissant ‘tout ce qu’enseigne l’orthodoxie orientale’ et la primauté de Rome telle qu’elle était vécue avant 1054. Pour Mgr Georges Khodr, qui en 1995 a approuvé cette déclaration avec l’appui du patriarche Ignace IV, à l’abolition de la rupture uniate de 1724.

[5] En 2005 le cardinal Husar demande au synode des évêques de consacrer le prochain synode au thème des Églises orientales et de l’inter-communion. Cf aussi A. Arjakovsky, Entretiens avec le cardinal Lubomyr Husar, Vers un christianisme post-confessionnel, Paris, Parole et Silence, 2005.

[6] Benoît XVI, Deus Caritas est, Paris, Parole et Silence, 2006.

[7] Clément Olivier, La vérité vous rendra libre, entretiens avec le Patriarche œcuménique Bartholomée I, Paris, Lattès/DDB, 1996.

[8] Called to be the One Church COE ; cf également Intercommunion, recueil avec une contribution du père B. Bobrinskoy « L’Eucharistie plénitude de l’Église », coll. Les chrétiens s’interrogent, Paris, Mame, 1969 ; cf également traduction de N. Poltoratzky… ; One, Holy, Catholic an Apostolic, Ecumenical Reflections on the Church, Faith and order Paper 197, edited by Tamara Grelidze, Geneva, WCC, 2005.

[9] John Erickson, The Challenge of Our Past, Crestwodd-NY, SVSP, 1991.

[10] O. Clément, « L’Eucharistie », dans M. Brouard, Encyclopédie de l’Eucharistie, Paris, Cerf, 2002, p. 451.

[11] Ibid., p. 453.

[12] « That is admitted by all : we are in a state of Spiritual Communion. Should we ask all the hierarchy, the entire Orthodox people, whether this fact is true ? Is such a plebiscite necessary ? It has never been done in history. » Je remercie mon ami Brandon Gallaher pour m’avoir indiqué cette citation qui se trouve dans son mémoire de Saint-Vladimir consacré à la question du débat sur l’inter-communion dans le Fellowship Saint Alban et Saint Serge en 1933-36. S. Bulgakov. “ ‘Is it dangerous or glorious… ? ’ ” cited in Clarke and Braikevitch 1935. 17.

[13] Kyiv – Nearly 33,000 people participated in Christmas services in Kyiv on 7 January 2006. kievpress.info reports that services were celebrated in 56 churches. In addition, according to information from Ukraine’s police, services were celebrated in over 12,000 religious buildings all over Ukraine. Nearly 3.7 million people participated. The regions with the highest attendances were Rivne (932,000 people), Ivano-Frankivsk (390,000 people), Dnipropetrovsk (300,000 people), and Lviv (290,000 people).

[14] A. Arjakovsky, Essai sur le père Serge Boulgakov, philosophe et théologien chrétien, Paris, Parole et Silence, 2006.


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