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Dernière mise à jour : 15 juillet 2007 |
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Premier bilan sur la recherche trinitaire à Paris en 2007
Les sources du renouveau de la théologie trinitaire au XXe siècleDu 7 au 9 mars 2007, l’Institut catholique de Paris a connu la première phase d’un projet de recherche du cycle doctoral sur le renouveau des théologies trinitaires au XXe siècle. Le premier des trois colloques prévus avait pour tâche d’identifier les sources d’un tel renouveau. Lors d’une conférence inaugurale de grande valeur, Piero Coda s’est appliqué à marquer quelques étapes significatives du chemin parcouru et à formuler les tâches auxquelles la théologie trinitaire est aujourd’hui affrontée de façon pressante. On retiendra son attention finale au « lieu » à partir duquel toute théologie trinitaire prend sens et doit être vérifiée, à savoir : la chair eucharistique du Christ. Topos qui ne sera jamais quitté si l’élaboration de la théologie trinitaire est bien conçue comme « l’entrée de la chair du Christ dans nos catégories d’existence et de pensée. » Un travail scientifique de repérage, d’historiographie et d’analyse a ensuite permis aux participants de mettre en perspective plusieurs « figures » décisives pour la théologie trinitaire contemporaine. En vue de comprendre le mouvement de fond qui sous-tend le renouveau trinitaire, il faut tout d’abord prendre la mesure d’un rapport renouvelé aux sources patristiques et médiévales, par-delà les automatismes de lectures et les schémas trop convenus. Chacun à sa façon et sur des corpus différents, Christoph Theobald, Michel Fédou et Bernard Pottier ont dégagé les déplacements, les débats et les secousses qui nous permettent aujourd’hui d’entretenir un rapport interprétatif plus libre et parfois créatif aux diverses traditions théologiques. Les Anténicéens ont ainsi retrouvé une place particulièrement importante, aux côtés des Cappadociens, parmi les sources du christianisme capables d’inspirer les théologiens contemporains les plus audacieux, notamment Karl Rahner. Le renouveau trinitaire contemporain ne sera pourtant intelligible que s’il est aussi rapporté à la modernité philosophique et théologique. Jean-Louis Vieillard-Baron et Emilio Brito sont alors intervenus au titre d’experts, sur les deux grandes figures que sont Hegel et Schleiermacher. Ces derniers furent tous deux artisans d’une puissante refonte de la rationalité du discours théologique en matière trinitaire et pneumatologique. Leurs apports contrastés n’ont cessé de stimuler l’usage de la raison spéculative en théologie (Hegel) et de souligner sa relation intrinsèque à la vie ecclésiale dans ses formes concrètes : prédication, structures organiques, etc. (Schleiermacher). La prise en compte d’un passé si monumental conduit logiquement à relire l’un des plus grands théologiens du XXe siècle, figure « matricielle » du renouveau trinitaire contemporain, aussi diversifié soit-il. Emmanuel Durand a dès lors interrogé la nouveauté de la théologie et de l’ontologie trinitaires produites par Karl Barth. Vincent Holzer a ensuite montré comment Hans Urs von Balthasar s’est employé à reconfigurer l’usage de l’analogie en théologie trinitaire, mesurant ainsi la nouveauté de la théologie balthasarienne par rapport à l’analogie augustinienne qui fut jusque-là tout à fait dominante dans la théologie occidentale. Enfin, Olivier Riaudel a thématisé l’usage de l’exégèse biblique dans la refondation de la théologie trinitaire, tentée par Wolfhart Pannenberg. La dernière phrase de ce conférencier justifiait alors l’effort intellectuel accompli et consenti lors de ce colloque de haute tenue : « le rapport du théologien à l’exégèse ne saurait se passer d’une hypothèse spéculative. » Outre ces contributions académiques, on se souviendra des débats et libres échanges avec les collègues et étudiants venus d’autres universités, parmi lesquels plusieurs nous feront l’honneur d’une communication lors de la prochaine étape de ce programme de recherche (1-3 avril 2008 à Paris), consacrée au « réalisations » majeures du renouveau trinitaire. Associés aux professeurs de l’Institut catholique de Paris, nous aurons alors le bénéfice d’entendre, notamment Benoît Bourgine (Louvain), Gilles Routhier (Laval) et Maxime Allard (Ottawa). Mise en ligneEn attendant la publication prochaine de l’ouvrage collectif issu de ce colloque, les textes d’Emilio Brito et d’Emmanuel Durand sont accessibles et téléchargeables (en format pdf) sur catho-theo.net. Appel à contributionsLa nouveauté de notre second rendez-vous sera d’accorder une place de choix aux communications scientifiques préparées par de jeunes théologien(ne)s, doctorants et post-doctorants, sur des sujets de recherche en lien avec la problématique du colloque. Les propositions peuvent être adressées au cycle doctoral de la Faculté de théologie de l’Institut Catholique de Paris à l’intention de Vincent Holzer et d’Emmanuel Durand. Une douzaine d’interventions de ce type sont déjà programmées. © 2001-2007 Catho-Theo.net
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