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Dernière mise à jour : 16 septembre 2002 |
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Introduction historique au droit des personnes et de la famille, LEFEBVRE-TEILLARD Annecoll. Droit fondamental, PUF., 1996, 475 p.
Recension de Jean Gaudemet Sous le titre modeste d’introduction, Mme Lefebvre-Teillard donne, pour un domaine qui lui est familier, un vaste tableau, riche d’informations et de mises en perspective. Son exposé se développe selon un plan des plus classiques. Dans une « Première Partie » (moins du quart du livre), il est question des personnes physiques et des personnes juridiques. L’auteur dit ce qu’elles sont, comment elles apparaissent et disparaissent, quels sont leurs droits, leurs statuts divers, parfois leurs privilèges. « La Famille » occupe la seconde Partie. Le mariage y règne (p. 103-229) : formation du lien et rupture, mais aussi rapports patrimoniaux, contraintes et libertés, souci du survivant, surveillance du Pouvoir ; puis la filiation et la protection des incapables. Selon la loi de la collection le texte se développe sans l’appui de notes. Mais ceux qui veulent « aller plus loin » seront très soigneusement guidés (une loupe est alors conseillée). Dans ce cadre classique, Mme Lefebvre-Teillard témoigne d’une science rare. De la Rome archaïque aux lois de 1972 sur la filiation et de 1975 sur le divorce, elle parcourt la diversité des sociétés, les oppositions des droits. Elle domine les bigarrures coutumières, marque les différences entre coutumes et droit écrit, évoque les rencontres, spontanées ou voulues, entre traditions romaines, apports germaniques, doctrines chrétiennes. Il fallait une vaste culture pour suivre des droits différents, un grand sens de l’Histoire pour en expliquer les mutations, une approche délicate pour en faire saisir les nuances. Il fallait du courage pour tenter l’entreprise, le goût du travail pour la mener à bien. On n’analyse pas un livre qui décrit tant d’étapes du droit des personnes, de la famille et de la société. Par sa présentation il renouvelle des exposés classiques. Une vaste information met en évidence les recherches récentes, l’apport des sociologues et des anthropologues. Les débats actuels voisinent légitimement avec les évocations de temps révolus. Les historiens ne seront pas seuls à tirer profit de ce livre. © 2001-2007 Catho-Theo.net
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