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Dernière mise à jour : 15 avril 2008 |
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La théologie dans ses contextes culturels et institutionnels : enjeux épistémologiques7 (2008/2) : 186-188. Philippe BORDEYNE [1]
Du 28 au 31 janvier 2008, s’est tenue à l’Institut Catholique de Paris, la 11e Assemblée générale de la Conférence des Institutions Catholiques de Théologie (CICT/COCTI). Fondée en 1978 à Porto Alegre au Brésil, la CICT regroupe des institutions catholiques de théologie de tous les continents. Tous les trois ans, elle organise un colloque sur un sujet d’intérêt général pour la théologie. Le thème de cette année ( Les moyens d’action de la théologie universitaire dans nos sociétés en rapide transformation ) a permis de faire le point successivement :
Ce colloque a donné lieu à 16 interventions orales suivies de débats avec traduction simultanée, grâce au concours fraternel des Filles de la Charité de la Rue du Bac. Les actes en seront bientôt publiés intégralement sur le site de la Fédération Internationale des Universités Catholiques (FIUC/IFCU) dont la COCTI est le groupe sectoriel consacré à la théologie. Les trois contributions que nous publions en avant-première traitent de la thématique générale à partir de trois contextes très différents. Pedro Rubens reconsidère l’épistémologie de la théologie fondamentale à partir de l’effort du théologien brésilien pour rendre raison et de son existence, et de sa foi dans un pays de grands contrastes. Le Pentecôtisme d’inspiration protestante, dont certaines manières de faire apparaissent pour le moins ambiguës, y attire les plus pauvres que l’Église catholique avait cherché à rejoindre en priorité. Cette expérience incontournable, qui remet radicalement en question la façon de vivre l’Église, incite à partir des possibilités vécues de « l’ecclésiogenèse » pour penser de manière nouvelle le croire et ce vers quoi il tend : « l’ultime concernant tout homme, la destinée de la création tout entière comme œuvre de Dieu. » Adelbert Denaux part quant à lui de la décision récente de refonder à Tilburg (Pays-Bas) une « Faculté de théologie catholique » unissant les pôles de formation de Tilburg et d’Utrecht. Ce choix n’est pas d’abord justifié par la prise en compte du contexte local, mais par une réflexion d’ordre épistémologique sur les tâches de la théologie en une époque postmoderne où la question de Dieu mérite d’être explicitement mise sur la place publique. Par ailleurs, l’effacement des traditions incite, sans aucun esprit de compétition, à ne pas occulter les accents spécifiques de la théologie catholique en regard des autres traditions confessionnelles. Beaucoup plus brève, la contribution d’ Antonio Manzatto sur la reconnaissance par l’État brésilien des cursus et des diplômes de théologie nous a paru mériter de figurer dans une revue francophone, au moment où l’État français s’interroge positivement et publiquement sur le bien fondé une telle reconnaissance. Un regard sur l’expérience brésilienne montre bien qu’il s’agit d’un processus de reconnaissance mutuelle, où l’État laïc et la théologie scientifique et confessante cherchent à tirer le meilleur parti de leurs potentialités réciproques. [1] Doyen de la Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses de l’Institut Catholique de Paris, Président de la CICT/COCTI. © 2001-2007 Catho-Theo.net
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