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Dernière mise à jour : 16 janvier 2008 |
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Art, images et spiritualité aux temps baroque et classique
7 (2008 / 1) : 3 - 63.Au-delà de la délimitation géographique de l’Europe catholique et de l’Europe protestante à l’époque moderne, les Églises chrétiennes offrent le témoignage d’un élan spirituel et artistique incomparable, véritable « prise de conscience presque paralysante de la transcendance de Dieu » écrit Pierre Chaunu. [1] Le parcours proposé par le département d’Histoire de l’Église de la Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses (FTSR) de l’Institut Catholique de Paris (ICP) a permis d’aborder ce temps des Réformes autour de trois axes : - les fondements de la Réforme protestante et ceux de la Réforme catholique, les moyens mis en œuvre pour maintenir, - transmettre ou ranimer la Foi des communautés chrétiennes, - et au-delà de la recherche de Dieu, les tentatives de dialogue entre catholiques et protestants. Parmi les thèmes développés nous présentons celui de Madame Carbonnier-Burkard [2] qui place au cœur de la Réforme protestante la réaffirmation de la prédication par Luther, acte de langage, de communication « par une parole venue de l’Écriture. » La prédication, en effet, est « œuvre de l’Esprit, elle est ouverture de l’Écriture comme Parole de Dieu, Évangile, promesse du salut gratuit, et par là-même, elle engendre la foi des auditeurs. » Dans le domaine musical, Madame Monique Brulin [3] nous fait découvrir l’importance donnée à la dimension vocale dans la liturgie post-tridentine au XVIIe siècle. C’est le temps de la redéfinition du chant d’Église et de sa place dans les cérémonies, chant qui doit s’exercer « rondement » et « dévotement » pour tendre les fidèles vers l’édification du cœur et de l’âme. Emmanuel Bellanger [4] confirme ce nouveau lyrisme au sanctuaire en rappelant le souci des Pères du Concile de Trente d’établir un rapport de la musique avec le texte. L’orgue au XVIIe et XVIIIe siècles apporte à la fois ce nouveau langage expressif alliant sensibilité, souffle et splendeur de Dieu, et ce besoin d’une musique solennelle accompagnant le renouveau liturgique post-tridentin. Mgr Bressolette [5] nous présente une reprise théologique de l’ensemble des thèmes abordés durant ce cycle, en insistant en particulier sur la volonté des Églises d’évangéliser ou de ré-évangéliser l’homme dans « son entier », par la prédication, la musique, l’image, la catéchèse. Catherine Marin [1] Pierre Chaunu, La Civilisation de l’Europe classique, Arthaud, 1970. [2] Madame Carbonnier-Burckard, maître de conférence à l’Institut Protestant de Théologie. [3] Madame Monique Brulin, Docteur en théologie, chargée d’enseignement à la FTSR, ICP. [4] Monsieur Emmanuel Bellanger, Directeur de l’Institut des Arts Sacrés et Institut de Musique Liturgique, ICP. [5] Monseigneur Claude Bressolette, Doyen honoraire de la FTSR (ICP), Vicaire général chargé des catholiques des rites orientaux en France. © 2001-2007 Catho-Theo.net
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